À propos de cet édifice
L'église trouve ses origines dans la chapelle castrale de la résidence comtale. A cette église était associée depuis 1050 une fondation de chanoines séculiers, qui fut organisée en 1102 par l'évêque de Thérouanne, tandis que l'église devenait l'église primaire d'Ypres.
Les chanoines assumaient l'accompagnement spirituel des Yprois et vivaient selon la règle de saint Augustin. Le chef des chanoines était un prévôt. Parce que la prévôté connut un développement considérable grâce aux dons venant tant du monde clérical que civil, l'on put commencer au 13e siècle la...
L'église trouve ses origines dans la chapelle castrale de la résidence comtale. A cette église était associée depuis 1050 une fondation de chanoines séculiers, qui fut organisée en 1102 par l'évêque de Thérouanne, tandis que l'église devenait l'église primaire d'Ypres.
Les chanoines assumaient l'accompagnement spirituel des Yprois et vivaient selon la règle de saint Augustin. Le chef des chanoines était un prévôt. Parce que la prévôté connut un développement considérable grâce aux dons venant tant du monde clérical que civil, l'on put commencer au 13e siècle la construction d'une nouvelle église.
En 1221 on y ajouta une partie du choeur en pierre sablonneuse d'Arras. Le nouveau choeur fut consacré en 1251. Puis on débuta la construction du vaisseau et du transept.
Après que la tour se fut effondrée au 15e siècle, l'on entama l'édification d'une nouvelle tour.
Après la Révolution Française, la cathédrale Saint-Martin fut confisquée en 1797, mais rachetée deux ans plus tard par un bourgeois de Bruges, souhaitant faire des affaires lors de la démolition de l'édifice et la vente des matériaux de construction. Un marguillier yprois racheta l'église en 1800.
Dans la seconde moitié du 19e siècle la cathédrale connut plusieurs périodes de restaurations. Depuis 1907 une restauration systématique de l'extérieur fut entamée sous la direction de l'architecte Jules Coomans. Ses plans architecturaux s'avérèrent d'une grande utilité après 1918.
En 1914 la tour se trouvait encore dans les échafaudages lorsque la Première Guerre mondiale provoqua la destruction quasi totale de l'église. De nombreuses oeuvres d'art religieux (autels, stalles, chaire de vérité) furent irrémédiablement perdues.
Grâce aux intrépides efforts d'un grand nombre de bénévoles sous la conduite de l'abbé Camiel Delaere, un grand nombre d'objets put être sauvé dans les églises et sacristies.
L'évacuation des débris débuta en 1921. Le 11 novembre 1922, la première pierre d'une nouvelle cathédrale fut posée. Ce fut l'architecte Jules Coomans qui exécuta la reconstruction et fit couronner la tour d'une flèche.
L'église reconstruite fut consacrée le 15 juillet 1930. A Pâques de l'année 1931, 5 cloches furent bénites et trouvèrent leur place dans la tour. Les cloches s'appellent: Martinus, Maria, Andreas, Jan van Waasten , Margareta van Ieper.
Durant la Seconde Guerre mondiale la cathédrale ne fut que peu endommagée.
De quelque direction qu'on approche d'Ypres, la cathédrale Saint-Martin et sa tour élancée dominent l'horizon et la vue sur la ville. Il s'agit d'un harmonieux concours de courbes et d'ogives gothiques, dirigées vers le ciel.
La cathédrale Saint-Martin est un des plus imposants monuments d'Ypres, à côté de la Halle aux Draps et de l'enceinte de la ville.
Dans l'église se trouvent quelques objets d'une importance particulière, telle la tombe de l'évêque Jansénius, une dalle portant la date 1638 (année du décès de Jansénius ), la tombe du comte Robert de Béthune, le “Lion des Flandres” et l'autel latéral avec retable et la statue miraculeuse de ”Notre Dame-van-Thuyne-.
L'église possède deux orgues: un orgue dû à Jules Anneessens, datant de 1931 et un orgue de “Loncke Orgelbouw”, fabriqué en 1985 pour l'église Saint-Nicolas, mais remonté depuis 2009 dans la salle de la Prévôté de la cathédrale.
Le musée lapidaire à côté de la cathédrale renferme des vestiges de la Prévôté de Saint-Martin.
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