À propos de cet édifice
Située au cœur de la commune d’Hermaville, labellisée « Village-Patrimoine », dans un cadre verdoyant et authentique, l’église Saint-Georges est inscrite à l’Inventaire des Monuments historiques depuis 1926. L’édifice a été reconstruit en 1782 (nef et choeur) à l’emplacement de l’ancienne église, dont on connaît l’architecture grâce notamment à la gouache des Albums de Croÿ (n°18) représentant le village au début du XVIIe siècle.
Pour accéder à l’édifice, il faut tout d’abord traverser l’ancien enclos paroissial, et avant d’entrer n’oubliez pas d’admirer le grand «…
Située au cœur de la commune d’Hermaville, labellisée « Village-Patrimoine », dans un cadre verdoyant et authentique, l’église Saint-Georges est inscrite à l’Inventaire des Monuments historiques depuis 1926. L’édifice a été reconstruit en 1782 (nef et choeur) à l’emplacement de l’ancienne église, dont on connaît l’architecture grâce notamment à la gouache des Albums de Croÿ (n°18) représentant le village au début du XVIIe siècle.
Pour accéder à l’édifice, il faut tout d’abord traverser l’ancien enclos paroissial, et avant d’entrer n’oubliez pas d’admirer le grand « clocher-porche » et sa flèche à crochets sculptés, datant de 1629.
À l’intérieur, le visiteur est surpris par la luminosité et la légèreté de l’édifice en dépit de ses dimensions importantes pour une église de village.
De style néoclassique, dépourvue de transept, elle comporte trois nefs abondamment éclairées par des vitraux contemporains. Aux murs, des bannières rappellent l’existence depuis la fin du XIXe siècle d’une dévotion locale au « Sacré-Coeur ». Dans le chœur, deux statues en bois d’art populaire représentent saint Antoine et saint Nicolas, puis des fonts baptismaux « Renaissance », un banc de communion du XVIIIe siècle, un chemin de croix en belle céramique, un lumineux petit vitrail aux armes du maréchal Randon, sont quelques-uns des éléments d’un décor qui étonne par sa grande sobriété.
L’église est le point de départ de promenades dans le village et la campagne environnante.
Eléments remarquables
Les statues du chœur
Les statues en bois sculpté du chœur datent du XVIIIe siècle. L’une pourrait représenter saint…
Les statues en bois sculpté du chœur datent du XVIIIe siècle. L’une pourrait représenter saint Nicolas, l’autre saint Antoine du Désert, figuré avec un livre et un cochon. Cette iconographie apparaît à la fin du XIVe siècle et renvoie à l’ordre des Antonins, fondé en 1095. Ces religieux élevaient des porcs pour nourrir les pauvres et utilisaient le lard dans un baume réputé soigner le « mal des ardents », ou mal de Saint-Antoine.
Le banc de communion
Le banc de communion en chêne date du XVIIIe siècle. C'est une sorte de clôture séparant le…
Le banc de communion en chêne date du XVIIIe siècle. C'est une sorte de clôture séparant le chœur de la nef. Cet élément architectural à hauteur d'appui servait de séparation lors de la communion. Les fidèles s'y présentaient devant, généralement agenouillés, pendant que le prêtre leur présentait l'hostie. L'abandon de cette manière de communier date du Concile de Vatican II.
Les fonts baptismaux
D'une grande sobriété, simplement ornés d'un décor de corde tressée, ils pourraient provenir de l'ancienne église d'Hermaville, dont la destruction fut décidée en 1762 en raison de sa vétusté. L'église actuelle date de 1782.
La bannière du Sacré-Cœur
Cette bannière du XIXe ou XXe siècle, rappelle l'existence d'une dévotion locale au…
Cette bannière du XIXe ou XXe siècle, rappelle l'existence d'une dévotion locale au “Sacré-Cœur”, instituée en 1878, à l'initiative de l'abbé Modeste Lefebvre, alors curé de la paroisse.
Jusqu'à une période récente, le pèlerinage en l'honneur du Sacré-Cœur prenait la forme d'un triduum qui s'achevait le quatrième dimanche de juillet.
Actuellement il se limite au samedi et au dimanche de ce même week-end.
La plaque aux morts de la paroisse
Dès 1915, le cardinal Sevin, archevêque de Lyon demande aux curés de “graver les noms de nos…
Dès 1915, le cardinal Sevin, archevêque de Lyon demande aux curés de “graver les noms de nos soldats, tous les noms sans exception, du plus illustre au plus obscur. gravez-les sur les murailles de vos églises”. Ces plaques mémorielles précédèrent les monuments aux morts communaux qui se sont développés après la loi du 25 octobre 1919. La plaque aux morts de la paroisse fut mise à bas et brisée lors de l'invasion allemande de 1940.
Vitrail
Situé sur la façade ouest du clocher, ce lumineux petit vitrail porte les armes du Jacques-Louis…
Situé sur la façade ouest du clocher, ce lumineux petit vitrail porte les armes du Jacques-Louis Randon, maréchal du Second Empire, propriétaire du château d'Hermaville de 1849 à 1871 : la couronne comtale, le bâton de maréchal ainsi que sa devise :“Fais le bien, la vie est courte”.
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