À propos de cet édifice
Au bout de la rue en pente “ 't Plein” se trouve l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle. Elle a été construite durant les 14e, 15e et 16e siècles en style gothique brabançon en remplacement de la plus ancienne église paroissiale de Malines.
Le riche intérieur a été financé en partie par les métiers et les guildes, qui y avaient chacun leur autel propre orné d'oeuvres d'art, destiné à représenter le prestige de la guilde ou du métier. Le triptyque des poissonniers peint par Rubens et…
Au bout de la rue en pente “ 't Plein” se trouve l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle. Elle a été construite durant les 14e, 15e et 16e siècles en style gothique brabançon en remplacement de la plus ancienne église paroissiale de Malines.
Le riche intérieur a été financé en partie par les métiers et les guildes, qui y avaient chacun leur autel propre orné d'oeuvres d'art, destiné à représenter le prestige de la guilde ou du métier. Le triptyque des poissonniers peint par Rubens et le triptyque de saint Antoine de Michiel II Coxie en sont encore les témoins.
Les oeuvres d'art qui ne sont pas liées directement aux guildes ou métiers méritent également l'attention : la tour du Saint-Sacrement, le maître-autel baroque avec la Dernière Cène de Jean Erasme Quellin, la peinture murale du 16e siècle représentant la parabole du fils prodigue, les orgues et la chaire de vérité.
Malgré les chefs-d'oeuvre qui ont été sauvegardés jusqu'à ce jour, l'église n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut jadis. C'est surtout au cours du 20e siècle que les destructions, notamment pendant les deux guerres mondiales, ont causé des pertes irréparables au patrimoine religieux.
A cause de ces richesses perdues, en rentrant dans l'édifice, on est saisi par l'impressionnant espace. Le jeu de lumières, créé par les vitraux datant des années 1960, accentue l'impression d'intemporalité.
Avec les 7 autres églises historiques de Malines, l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle est gérée par l'asbl Torens aan de Dijle, en collaboration avec la ville de Malines.
Eléments remarquables
Vitraux modernes
Ce qui est le plus frappant dans l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle, c'est le jeu unique de…
Ce qui est le plus frappant dans l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle, c'est le jeu unique de la lumière. Les vitraux modernes (1960-1968), un projet de l'architecte Jan Lauwers exécuté pour la majeure partie par le vitrier Calders de Mortsel, transforment l'intérieur de l'édifice en un espace plein d'ambiance. Ils remplacent ceux du 19e siècle, détruits en 1945. A tout instant l'ambiance est différente. Prenez le temps d'admirer ce merveilleux jeu de couleurs.
“La pêche miraculeuse” de Pierre Paul Rubens
Depuis 1619, “La pêche miraculeuse” de Rubens orne l’église. Œuvre baroque réalisée pour l’autel…
Depuis 1619, “La pêche miraculeuse” de Rubens orne l’église. Œuvre baroque réalisée pour l’autel des poissonniers malinois, elle fut saisie en 1794 et transférée à Paris. Le triptyque supérieur revint en 1816. Les volets extérieurs de la base restèrent en France. La partie médiane, longtemps perdue, fut reconnue en 2008 par Jo Haazen lors d’une exposition à Nizjni Novgorod, prêtée par l’Ermitage.
Tour du Saint-Sacrement
La tour du Saint-Sacrement a été réalisée en pierre blanche et en style néo-gothique. Elle date…
La tour du Saint-Sacrement a été réalisée en pierre blanche et en style néo-gothique. Elle date de 1903 et est due à l'artiste B.Van Uytvanck.
Notre Dame “de scheeve lee”
La statue la plus ancienne de l'église est celle de Notre-Dame, dite “de scheeve lee”. Elle date…
La statue la plus ancienne de l'église est celle de Notre-Dame, dite “de scheeve lee”. Elle date probablement du 14e siècle. C'est la seule statue autoportante de cette période. Elle doit son nom à la position typique de la hanche de la Vierge (scheeve lee = hanche difforme).
Peinture murale - Parabole du fils prodigue
Il s'agit probablement de l'oeuvre la plus intrigante de l'église. Cette peinture murale…
Il s'agit probablement de l'oeuvre la plus intrigante de l'église. Cette peinture murale représente la parabole du fils prodigue (3e chapelle sud du déambulatoire). La fresque date du 16e siècle et est conçue sous la forme d'une bande dessinée, allant de gauche à droite (partie inférieure) et retour (partie supérieure).
Orgues et carillon
Les orgues (1958-1968) intègrent d’anciens matériaux dans un meuble baroque de 1669 restauré.…
Les orgues (1958-1968) intègrent d’anciens matériaux dans un meuble baroque de 1669 restauré. L’organiste est Wieland Claes. Le carillon, voulu par Staf Nees, date de 1965 (hors 5 cloches de 1947-1962). Il comprend 50 cloches pesant 9123 kg. Dina Verheyden joue les 1er et 3e samedis du mois à 11h. Deux concerts d’été complètent l’animation.
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