À propos de cet édifice
Après la destruction de l’église romane, une basilique gothique fut construite en 1240 : cruciforme à trois nefs, avec un chœur élargi. Le cloître roman du XIIe siècle est conservé. En 1931, Pie XI l’éleva au rang de basilique, dédiée à Notre-Dame Cause de notre Joie.
La statue miraculeuse…
Après la destruction de l’église romane, une basilique gothique fut construite en 1240 : cruciforme à trois nefs, avec un chœur élargi. Le cloître roman du XIIe siècle est conservé. En 1931, Pie XI l’éleva au rang de basilique, dédiée à Notre-Dame Cause de notre Joie.
La statue miraculeuse (1479), couronnée en 1890, est au cœur de la procession septennale, la plus grande du pays.
L’autel principal présente un retable anversois (vers 1500) de 160 figures. Les vitraux datent de 1548. Les stalles, confessionnaux et la chaire sont des XVIIe-XVIIIe siècles. Le lutrin en forme d’aigle et le candélabre de Pâques (1372) sont de Jean Josse de Dinant.
Parmi les statues : un Christ en croix (Xe s.), une Pieta (vers 1380), un Christ sur la pierre froide (1530). Des fresques représentent saint Pierre (XVe s.) et saint Egidius (vers 1525).
L’ancien chœur en laiton est sous le jubé. L’orgue Le Picard (1750) et celui du chœur (XVIe-XVIIe s.) illustrent la richesse musicale du lieu.
Le site est l’un des plus importants du pays. Il comprend la basilique, le Teseum (trésor in situ), le cloître roman, un site archéologique souterrain (2500 m²) et le clocher, classé UNESCO.
La basilique et le Teseum ont chacun deux étoiles vertes Michelin.
Eléments remarquables
Statue Causa Nostrae Laetitiae
Tongres, premier lieu marial des Alpes, est honorée depuis le XIVe siècle par…
Tongres, premier lieu marial des Alpes, est honorée depuis le XIVe siècle par l’Archiconfraternité Notre-Dame. Le 22 juin 1479, elle commande une statue en noyer de 1,60 m, œuvre d’un maître inconnu. Attribuée à divers miracles, elle est appelée “Causa Nostrae Laetititiae”. Tous les 7 ans, elle est portée en procession lors des célébrations du couronnement dans la ville.
Crucifix Jésus Christ
Ce crucifix du portail sud (Teseum-Museumplein), datant d’environ 975, est une rareté en Europe.…
Ce crucifix du portail sud (Teseum-Museumplein), datant d’environ 975, est une rareté en Europe. Il montre un Christ doux, mort, stylisé mais expressif, rayonnant de paix et de gloire. Son visage allongé frappe par son intensité. Dans le Teseum voisin, une tête de Christ de la même époque, vivante et majestueuse, complète cette vision. Ensemble, elles illustrent la double nature du Christ : Dieu et homme.
Dinanderie, Aigle-lutrin et chandelier de Pâques
De chaque côté de l'autel, près des insignes de la basilique : à droite, un lutrin porté par un…
De chaque côté de l'autel, près des insignes de la basilique : à droite, un lutrin porté par un aigle, à gauche, un chandelier de Pâques de 3 m. Datant de 1372, signés Jean Josès. La vallée de la Meuse, réputée dès l’époque romaine pour le laiton (cuivre-zinc), voit Dinant dominer ce marché dès le XIIe siècle. Ses œuvres se diffusent dans toute l’Europe. Les deux chandeliers près du lutrin datent de la fin du XVIe siècle.
Vitraux historiques - retable marial
Les vitraux derrière le maître-autel datent du XVIe siècle. Le vitrail, en triptyque, montre au…
Les vitraux derrière le maître-autel datent du XVIe siècle. Le vitrail, en triptyque, montre au centre le calvaire : Christ crucifié, Marie et Jean. À gauche, Marie avec saint Materne et saint Serge, puis quelques saints. À droite, les quatre pères de l'Église et Sainte Anne trinitaire entourée de saints.
Autel des évêques
L’autel des évêques, issu des rénovations néo-gothiques du XIXe siècle, présente 10 images des…
L’autel des évêques, issu des rénovations néo-gothiques du XIXe siècle, présente 10 images des évêques de Tongres (275–384). La crypte sous la basilique conserve des vestiges de l’église de Saint Servais (342–384). La grande statue centrale en bas est celle de Saint Materne, fondateur du diocèse vers 275, aussi évêque de Trèves et Cologne (d’où les 3 églises). Au-dessus, Saint Servais tient la clé transmise par saint Pierre.
Orgue Le Picard
L’orgue Le Picard, datant de 1750, témoigne de la riche culture musicale de la basilique.…
L’orgue Le Picard, datant de 1750, témoigne de la riche culture musicale de la basilique. L’étude des manuscrits a permis d’avancer la genèse de la polyphonie flamande de 50 ans. Ces documents sont exposés dans la salle du trésor. L’orgue attire des organistes du monde entier. En 2014, un nouvel orgue a été installé dans le transept, intégrant un noyau du XVIe siècle et un registre de 1661. Chaque samedi à 16h, récital “organ4U” en accès libre.
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